samedi 18 juillet 2009

Port Barcarès : 1 seule manche et du vent

Arrivé à Port Barcarès après un petit ralliement au moteur plutôt « disco » au cours duquel Amélie a pu pleinement s’exprimer, l’équipage se prépare pour des bananes qui se voudront musclées, puisque annoncées sous régime de tramontane. En effet, le vent est bien présent et le comité de course n’enverra qu’une seule manche le vendredi, dans des conditions variant de 18 à 32 noeuds, et un vent assez oscillant puisque le parcours est placé très près de la terre. Après un départ plutôt correct, nous entendons notre numéro à la VHF comme faisant parti des bateaux ayant volé le départ... Retour vers la ligne obligatoire sous peine de disqualification, et nouveau départ pour nous presque 3 minutes après nos adversaires... On essaye de faire ce que l’on peut pour remonter, et terminons malgré tout à la 15ème place de cette unique manche.

Le samedi, la tramontane souffle fort et la direction de course décide de ne pas régater et même de reporter le départ du ralliement au dimanche matin 7h. L’équipage profite de la journée pour faire tous les petits bricolages en retard (changement de la vitre de la mezzanine du camping-car, peaufinage du bateau, vérification des différents pleins, grande lessive de printemps, ...).

Bananes à Saint Cyprien

Une fois n’est pas coutume, les deux jours de régates de Saint-Cyprien se sont plutôt bien déroulés. Après avoir travaillé activement pour Sport + (Clairette ayant fait un tour en tête de mât sous grand spi, Benoît ayant réalisé des images aquatiques, ...), l’équipage a eu le temps de naviguer une petite heure histoire de caler les manœuvres et les embraques qui n’avaient pas encore vus les voiles North. Avec 5 parcours tactiques en deux jours, et des résultats corrects (3/10/4/17/8), nous dépassons Espoirs Ile de France et nous rapprochons des Malouins.

mardi 14 juillet 2009

Un transfert à rebondissements

Départ à 20 heures en camion, le bateau au cul. Premier incident après seulement une centaine de kilomètres, je bloque dans Libourne devant un pont de chemin de fer un peu bas... Je m'ai trompé ! Il faut dire que la réglementation interdit le passage sur autoroute
Et que j’emprunte des nationales suivant un plan de parcours donné par les préfectures. Je m’arrête dans une station après un périlleux demi-tour et je retrouve la bonne route vers Langon. La nuit tombe, j’allume mes phares et.. court circuit ! Plus de feux de position sur la remorque, un seul sur le camion, plus de gyrophare de prise 12 volts (qui alimente le GPS), plus d’éclairage du tableau de bord ! Je m’arrête à nouveau, tente un bricolage infructueux, je décide de continuer un peu avec mes warnings. Je me perds à nouveau (pas facile de lire la carte dans le noir, heureusement que j’avais une pétoche), je demande mon chemin vers Agen dans une fête foraine ! Je serais bien resté. Vers deux heures, je suis enfin à Agen, quasiment quatre heures après mon départ, moyenne pas terrible. Je m’allonge et dors un peu, cela sera sans doute plus facile en plein jour. Tu parles Charles, je me trompe encore de route (pont de chemin de fer à 4.10, le bateau culmine à 4.20) vers Castelnaudary, capitale du cassoulet. Je suis plutôt dans la panade ! Heureusement, un camion de la DDE salvateur bloque la circulation le temps de mon U Turn et me guide obligemment vers la bonne voie, celle qui mène à la sagesse ( ?) et à Toulouse.La route ensuite sans incident notable, en dehors d’un bel orage à Carcassonne, d’un croisement périlleux avec un autre convoi exceptionnel, d’une chaleur de bête après Narbonne, le tout pour une arrivée à 13 heures soit 19 heures de route dont 5 de sommeil.

Les rois de la dent de scie

Encore une fois nous avons affirmé notre manque de régularité sur les deux manches de Royan : une bonne (4) et une mauvaise, c'est pas comme ça qu'on va gagner ! Le menu à suivre est copieux : rangement, démâtage, grutage, mise sur remorque, bricolage et départ pour Saint Cyprien.

dimanche 12 juillet 2009

On aime Royan !

seconde victoire à Royan après celle de 2007, le moral remonte ! Partis et très mal partis le soir de Talmont, on ose une option murement réfléchie avec trois autres bateaux et quand nous rejoignons le nord de l'île de Ré la flotte est à plus de quatre milles derrière !
Remontés comme des pendules nous attaquons à bloc dans une magnifique nuit claire et bien lunée. Au pont de Ré nous sommes au coude à coude avec CSC, nous avons creusé sur tous les autres bateaux, certains étant carrément invisibles à l'horizon.
Le vent tombe une à deux heures après, en face du phare de Chassiron (pointe NW d'Oléron). le courant de face est fort, plus de deux noeuds, il faut mettre le mouillage pour ne pas reculer, 100 mètres de cordages seront nécessaires. Trois heures après le jour apparait, un souffle de vent se lève, on peut enfin repartir... et remonter le mouillage avec les efforts que vous imaginez.
Les bateaux de deriière sont bien revenus, un pointage à la marque suivante officialise notre place de leaders en attendan la bouée d'entrée de la Gironde. Le vent tombe, il devient difficile de contrôler tous les concurrents qui choisissent des options parfois totalement différentes. Le comioté décide de raccourcir la manche car il semble impossible d'arriver avant lheure limite de 18 heures, le coefficient ne sera que de 1 mais à nous la victoire, le champagne et les applaudissements de la foule en délire !

Bananes de Talmont et résultats en dents de scie

On part gonflés à bloc, la première banane est presque idéale, seconds durant toute la manche "au cul" du premier on se fait dévorer par l'ogre Dunkerque à quelques mètres de la dernière bouée.
Mal placés dans la seconde manche on se refait à la force du poignet dans l'avant dernier bord et on est contents de notre place finale de 11èmes qui aurait pu être bien pire.
Dernière manche cauchemardesque. Sûrs de notre stratégie nous optons pour la droite du plan d'eau et le vent tourne... à gauche nous positionnant dans les dernier de la flotte. On tente des coups pour remonter mais vraiment Notre Dame du Cap Lihou ne regardait pas dans notre direction ce jour là. Il va falloir se reprendre !

Etape cauchemar vers Talmont :

Comment perdre rapidement des places au général : prévoir une stratégie et surtout ne pas s'y tenir. C'est ce qu'on a fait sur cette étape avec des doutes permanents sur touts les compartiments du jeu. Est-ce qu'on a la vitesse ? Est-ce qu'on est du bon côté du plan d'eau ? Apperemment à ces questions la réponse était claire, NON !
Résultat : on se plante sur la bouée de dégagement, on est à l'envers pour aller sur l'atterrage de Saint Nazaire, on est dans l'erreur pour arriver sur Talmont, en plus on est fatigués, vite une bonne nuit pour oublier tout ça !